• Emilie et Ophélie

P comme… Parents (ou comment repenser son arbre généalogique)


Lorsque nous débutons notre généalogie, qui considérons-nous comme étant la première personne à noter ? Celle tout en bas de l'arbre ? J'imagine que pour la plupart d'entre nous, la réponse est tout simplement : nous-même.

Oui mais voilà. Un beau jour, la famille s'agrandit, et un petit être pointe le bout de son joli nez.

Dans mon cas, une évidence m'est alors venue tout naturellement à l'esprit : à présent, la personne en bas de l'arbre ne sera plus moi : ce sera ma fille.

J'ai commencé à rechercher mes ancêtres bien avant sa venue au monde. Mais avec sa naissance, j'ai tout simplement repensé les choses pour repartir d'elle.


Pour mes parents, cela s'est fait un peu différemment. Avant la naissance de leurs filles (dont moi donc !), ils ne s'étaient pas spécialement lancé dans leurs généalogies. Ce n'est qu'après nos venues au monde que sont arrivées les premières recherches. Ils ont ainsi débuté un arbre dont nous étions la base, base que je peux modifier à mon tour pour y ajouter ma fille.


En ce sens, la généalogie familiale ne se résume pas qu'à remonter le temps à la recherche de nos ancêtres. C'est aussi savoir donner un coup de jeune de temps en temps pour repartir sur de nouvelles bases. Si l'on voyage peu à peu plus loin dans les époques et que l'on rajoute de nouvelles branches à notre arbre généalogique, en bas aussi ça pousse, ça s'agrandit !

Si je faisais déjà de la généalogie avant d'être mère, c'est le fait d'avoir ma fille qui m'a permis d'avoir le déclic pour me lancer et faire de ce qui était jusque là ma passion, mon métier.


Je ne me souviens pas vraiment à quel moment j'ai commencé à mener mes premières recherches. Ce qui est sûr en revanche, c'est que j'ai toujours adoré ça.

Déjà petite, j'adorais écouter les histoires de famille que l'on me racontait. Celles de mes parents et des quatre cents coups qu'ils ont pu faire pendant leur enfance et adolescence, celles de mes grands-parents… Ma grand-mère maternelle qui me racontait et me raconte toujours aujourd'hui les même histoires que je ne me lasse pas d'entendre. Mon grand-père paternel qui était plutôt du genre taiseux et ne parlait pas vraiment de lui… Mais quel bonheur quand il me racontait un peu de sa vie lorsqu'il était plus jeune !

J'ai beaucoup de chance, mon père adore écrire, et il a écrit plusieurs livres qu'il a fait éditer. Mon amour des livres et de l'écriture me vient sûrement de là… Parmi ses écrits, il y en a notamment un qui est autobiographique. Un vrai trésor pour la petite fille que j'ai été et pour la généalogiste que je suis aujourd'hui ! Il y parle de son enfance, de comment il l'a vécu et j'ai l'impression alors de pouvoir le suivre dans ses aventures d'enfant, comme si j'étais présente avec lui dans ses moments de tristesse, de joie, de doute,... Il y parle aussi de ses parents, ses grands-parents, ses arrières grands-parents même. A chaque fois que j'ouvre ce livre, c'est comme si j'étais avec eux, que je pouvais les voir. Un peu comme si je les connaissais, eux qui sont pour la plupart décédés avant ma naissance… (Je vous ai parlé d'eux dans mon article F, famille de France et d'ailleurs et je ne manquerai pas de continuer à vous raconter leur vie…). Ce livre, je l'ai lu et relu. J'ai avec moi la version écrite à la main, non à l'ordinateur, ce qui rend la lecture encore plus vivante à mon sens. Très touchantes, ses lignes écrites à la main de cette écriture que j'adore me font me rendre compte à quel point je ressemble à mon père… Rien d'étonnant après tout, j'ai toujours pensé que nous sommes une sorte de mélange de tous ceux qui nous ont précédé…


Une page du roman autobiographique de mon père



Et vous ? Vous souvenez-vous du moment où vous vous êtes lancés dans l'aventure de la généalogie ? Quelles étaient vos premières recherches ?

Peut-être vos connaissances, vos manières de procéder ont-elles évoluées depuis. Et peut-être également avez-vous repris les recherches entamées par vos parents, quand d'autres partent de zéro ou presque. Pour ceux qui n'auraient encore rien débuté, pas d'inquiétude, il n'est jamais trop tard ! On peut faire de la généalogie à tout âge ! Et puis, il y a aussi ceux qui ne connaissent pas leurs origines, les enfants nés sous X, les orphelins qui n'ont jamais eu la chance de pouvoir connaître leurs parents… Pour eux, j'imagine que la généalogie doit prendre une toute autre dimension…

Il y a bien des raisons qui nous poussent à entamer des recherches sur nos ancêtres, et nous n'avons pas forcément tous les mêmes.

Il est aussi possible que certains d'entre vous attendent que leurs enfants grandissent pour réaliser des recherches en famille alors que d'autres ont déjà un arbre bien fourni accroché au dessus de leur berceau !


En définitive, il n'y a pas que votre arbre qui vous soit propre : il y a aussi votre façon de faire de la généalogie !


Edition d'Emilie

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