• Emilie et Ophélie

Incroyable méli-mélo : Jacques Gaury et ses épouses

Je me suis lancée un défi : trois incroyables enquêtes pour un même article. Il faut dire que mes ancêtres m’inspirent beaucoup. Le suspense sera au rendez-vous !


Je vous propose de partir à la rencontre des trois J : Jacques, Julie et Jeanne.

I comme Infidèle ? Le cas de Jacques Gaury.


Jacques Henry Gaury épousa Julie Thérèse le 24 mai 1873 à Maransin. Le mariage religieux fut célébré le 29 mai 1873 en l’église Saint-Martin. Le 10 mars 1875, Julie accouche de leur premier enfant à Bayas mais celui-ci est déclaré mort-né. Les témoins ont déclaré que « l’enfant était sorti du sein de sa mère, mort-né ».


La même année, Jacques effectue son recensement militaire. Il part pour le régiment d’infanterie à Libourne de décembre 1876 à décembre 1877. Julie Thérèse se retrouve seule. Une fois son service militaire terminé, il se retire à Bayas. Il a accompli ensuite plusieurs périodes d’exercices militaires d’août à septembre 1882, en 1884 et enfin du 18 au 30 avril 1887.


Jacques Gaury apparaît ensuite plusieurs fois comme étant le premier témoin lors des naissances de 3 enfants : en 1887 pour celle d'Octave André Laville, en 1888 pour celle d’Édouard Henriot Laville et enfin en 1893 pour celle de Maxime Henry Laville. Il est également cité comme témoin lors du mariage d’Édouard en 1912. Il s'agit des enfants de Jeanne Laville qu'il reconnaît bien des années plus tard comme ses fils.


Jacques se marie avec Jeanne Laville le 13 avril 1916 après la mort de son épouse Julie Thérèse. Julie s’éteint le 23 février 1916. Le remariage est donc célébré un mois et demi après. Il en profite pour légitimer ses enfants. En les légitimant, il leur permet de prétendre à un héritage.




Jacques est toujours marié quand il se lance dans cette liaison dès le mois d’août 1886 avec Jeanne Laville (peut-être même avant). Elle est donc sa maîtresse. Il s’agit du mois de la conception d’Octave. Désertait-il son domicile pour aller retrouver la belle Jeanne ?


Je décide alors de consulter les recensements (malheureusement plusieurs années sont manquantes de 1820 à 1896) pour savoir où vivaient Jacques Gaury et Julie Thérèse.


Je sais grâce au matricule militaire de Jacques qu’il résidait sur Galgon dès le 10 janvier 1891. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que dès 1896 Jacques et Jeanne Laville vivaient ensemble avec leurs 3 enfants sur Galgon. Ces derniers étaient désignés sous le nom de Gaury (« Gorry »)en 1896. De 1901 à 1911, ils apparaissent sous le nom de Laville étant donné qu’ils sont enregistrés dans les actes comme les enfants naturels de Jeanne Laville et d’un père non nommé.


Dans les recensements, Jeanne est signalée comme domestique ou servante en 1896, 1906 et 1911. En 1901, elle est mentionnée comme étant la femme de Jacques. Le statut de domestique de Jeanne sert à couvrir une situation de concubinage. En 1921, elle apparaît enfin comme son épouse.


Le couple a vécu de nombreuses années en concubinage bien que Julie Thérèse était toujours vivante. De plus, en parcourant les actes de naissance des 3 garçons, on constate que Jacques Gaury et Jeanne Laville vivent également dans le même endroit. Je suppose qu'ils vivaient déjà ensemble depuis 1887. Le couple a vécu environ 29 ans en concubinage. Ils ont résidé sur Maransin du côté de Rigouleau puis dans le bourg avant de s'installer dans les années 1890 sur Galgon (voir carte ci-dessous).


Carte des différentes villes mentionnées


Jacques ne désertait pas le foyer conjugal pour aller retrouver en cachette sa maîtresse. Il vivait avec elle. Les trois garçons demeurent des enfants adultérins car Jacques était toujours marié. Ce sont bien ses enfants biologiques.


A partir du 23 février 1916, le nom patronymique de Gaury est conféré à ses trois fils. Mais quand en est-il de ses petits-enfants nés avant son mariage ? Il faut attendre le jugement du tribunal civil de première instance de Libourne du 28 mai 1938 pour que son petit-fils André Laville ( mon grand-oncle) puisse désormais porter le nom de Gaury.


Sachant que Jacques ne vivait plus avec Julie Thérèse depuis de nombreuses années, on est en droit de se demander où vivait cette dernière et avec qui ? Je décide alors de me lancer sur sa piste. De 1896 à 1916, Julie Thérèse vivait sur Guîtres à 13,2 kilomètres de son mari (voir carte ci-dessus). C'est dans cette ville qu'elle décède le 23 février 1916. Elle a été domestique/cuisinière durant toutes ces années pour Madame Fèvre Marie Mathilde veuve Clément. Il s'agit d'une famille qui travaille dans l'escompte (la banque). Elle n’avait donc pas refait sa vie avec un autre homme.


Le fait que Jacques et Julie ne vivaient plus ensemble depuis toutes ces années était-ce un arrangement entre eux ? Pourquoi n’ont-ils pas divorcé ? Ce n'est qu’à partir de 1884, que le divorce est de nouveau autorisé. La procédure n’était pas simple. Ils avaient peut-être peur de subir des peines afflictives et infamantes. Et seule la mort pouvait rompre un mariage religieux.

La différence d’âge entre Julie et Jacques a-t-elle été un obstacle pour le couple ? Le couple avait 16 ans d’écart. Jacques n’avait que 18 ans lorsqu’il s’est marié, cela reste bien jeune. Julie avait 36 ans lorsqu’elle mit au monde leur premier enfant mort-né. Cette perte a dû avoir un impact sur leur relation. Il est possible que Julie soit devenue stérile et ne pouvait plus donner d’héritier à son mari.


Le mariage n'avait peut-être été qu'un arrangement mais l'amour véritable avait pris les traits de Jeanne Laville ma trisaïeule qui était du même âge que lui. Ils n’avaient que deux ans d’écart.


Et si on essayait d’en savoir plus sur la première épouse de Jacques ?

I comme Infortune : le cas de Julie Thérèse


Julie Thérèse est une fille de l’hospice de Bordeaux. Elle figure sur les registres des enfants abandonnés. Elle a été enregistrée suivant un procès-verbal du 10 mars 1839. Elle était âgée de deux jours lorsqu’elle fut exposée à la boîte de l’hospice de Bordeaux le 9 mars 1839. Son acte de décès mentionne qu’elle est née le 8 mars 1839 mais il semblerait que ce soit plutôt le 7 mars 1839.


Julie Thérèse a été exposée dans une boîte cela signifie que sa mère l’a déposée de manière anonyme afin qu’elle soit prise en charge car elle ne pouvait pas s’en occuper, mais j’en ignore la raison. Dans les hospices, une boîte tournante dans le mur permettait à la mère d’y déposer son bébé. Elle n’avait plus qu’à faire tourner la boîte et à sonner une cloche afin que le personnel de l’hospice puisse venir récupérer l’enfant. A cette époque, les abandons se multiplièrent en France. Ce système de dépôt permettait d’éviter tout risque d’infanticide.


Son destin semble avoir été particulièrement difficile : abandonnée par deux fois. Abandonnée une première fois par sa mère sans pouvoir connaître ses origines. Elle a été malheureuse en amour et a été laissée une deuxième fois par son mari pour une autre femme. Qu’est-devenu la petite Julie confiée à l’hospice entre ses 2 jours et ses 34 ans ? Vous aimeriez bien le savoir…malheureusement les registres des enfants abandonnés (sous-série 3X ) ne commencent qu’à partir de l’année 1841. Décidément pauvre Julie !


Ce que l’on sait c’est que les nourrissons étaient envoyés en nourrice dans les campagnes du nord-de la Gironde, de la Charente, de la Charente-Maritime et de l’est de la Dordogne. Les nourrissons ne survivaient pas tous à ce voyage. Julie Thérèse fait partie des survivantes. On peut imaginer qu’elle a été confiée à une famille de la campagne Maransinoise. Dès 12 ans, ces enfants étaient placés. Julie Thérèse a dû être domestique dès son plus jeune âge. Le travail de domestique retardait l’âge au mariage ainsi Julie Thérèse avait 34 ans lors du sien.


Elle fut domestique sur Guîtres pour la famille Fèvre de 1896 jusqu’à 1916 (peut-être même avant 1896). Il semble qu’elle était très appréciée de Madame Fèvre pour qu’elle ait gardé à son service durant 20 ans. Elle devait être une employée de qualité. Les deux femmes étant du même âge une complicité a dû s’instaurer. Ainsi, à partir de 1906, Madame Fèvre prend une deuxième domestique Marie Feytin sûrement pour soulager Julie alors âgée d'environ 67 ans. Marie Feytin ne resta pas au service de la famille, elle fut remplacée par une autre Germaine Jude comme l’atteste le recensement de 1911. Une nouvelle domestique apparaît encore en 1921. Julie Thérèse avait la confiance de la famille Fèvre. Parmi les témoins qui ont déclaré la mort de Julie apparaît Fèvre Jules, âgé de 48 ans, banquier qui n’est autre que le neveu de Madame Fèvre Marie Mathilde. Julie Thérèse a fini sa vie entourée par une famille qui n’était pas la sienne mais qui semblait avoir de la considération pour elle.


Je vous propose à présent de découvrir Jeanne Laville mon AAGM.

I comme Identité complexe : le cas de Jeanne Laville


Qui était Jeanne Laville la concubine et l’épouse de Jacques Gaury ?


Plusieurs personnes sur Geneanet ont fait des relevés de la commune de Bayas... et ont trouvé que Jeanne Laville s’était mariée avec Jacques Faucher le 17 octobre 1880. Ils en ont conclu que Jeanne Laville s’était mariée une première fois avant d’épouser en secondes noces Jacques Gaury en 1916. J'avoue que tout porterait à croire qu'il s'agit de la même personne. Dans les deux actes de mariage nous avons de mentionné que Jeanne Laville est née le 16 octobre 1857 à Bayas d'Antoine Laville et de Marie Lorton.


Plusieurs éléments ont attiré mon attention et m’ont fait douter. Pour moi, si Jeanne Laville s’était remariée c'est que son premier mari était soit mort, soit ils avaient divorcé (peu de divorces à cette époque). Mais dans l’acte de mariage, il n'y a aucune précision à ce sujet alors que Jacques Gaury est bien noté comme étant veuf. Un oubli, bizarre !


Ensuite, c’est ma grand-mère qui a fini par me convaincre. Elle était proche de la sienne et ne l'avait jamais entendu dire qu'elle s’était remariée. Elle fut très surprise quand je lui avais porté l'acte de mariage avec Jacques Faucher. Son étonnante mémoire m’a montré à plusieurs reprises que je pouvais m’y fier.


Si Jeanne Laville s’était mariée en 1880, elle avait forcément eu des enfants avec ce fameux Jacques Faucher durant la période 1880-1887. Allez parions au hasard sur un garçon !


Je cherche alors dans les registres matricules en ligne (AD33). Je ne sais pas pourquoi mais je tape machinalement le nom de Jacques Faucher. Je découvre que Jeanne Laville a mis au monde le 1er février 1887 sur Guîtres un enfant nommé « Jacques Faucher ». J’avais été inspirée. Il est indiqué sur le matricule militaire de Jacques que lui et ses parents vivent en 1907 sur Coutras.


Ce n'est donc pas mon ancêtre puisqu’elle vivait sur Galgon. Elle n’avait pas le don d’ubiquité. De plus elle n’aurait pas pu mettre au monde Octave André Laville le 26 mai 1887 sur Maransin seulement 2 mois et demi après avoir accouché de Jacques Faucher sur Guîtres.


Il s'agit bien de deux personnes distinctes. Les recensements de population le prouvent. Jeanne Faucher est bien recensée sur Coutras en 1906, lieu-dit du Curé Bourré avec son époux et ses 4 enfants (2 fils et 2 filles). Mon AAGM apparaît bien sur le recensement de Galgon, lieu-dit Maurens en 1906 avec Jacques Gaury et ses 3 fils.


Nous avons réussi à identifier que c'était deux personnes aux destins différents. Il y a incontestablement une erreur dans l’état civil. Elles ne peuvent pas être nées le même jour. Il n'y a pas de naissance gémellaire le 16 octobre 1857, si elles sont bien de la même fratrie. Essayons d’en savoir plus sur ces deux Jeanne.


Je les distinguerai de cette manière au travers de la suite de mon enquête :

  • Jeanne (1) sera celle qui s'est mariée en premier en 1880. Il s’agit de Jeanne épouse Faucher.

  • Ma Jeanne (2) sera mon ancêtre qui s'est mariée plus tardivement avec Jacques Gaury.


  • Les deux s’appelaient-elles vraiment Jeanne ?

Dans les différents actes que j’ai pu trouver (actes de mariage des deux, naissance, baptême et mariage de leurs enfants, matricules militaires de leurs fils et leurs actes de décès) les deux sont notées sous le prénom de « Jeanne ».


Dans les recensements exceptionnellement ma Jeanne (2) est indiquée deux fois sous le prénom de Louise, mais il y avait souvent des erreurs sur les prénoms. Elle était également surnommée Seconde par la famille, je suppose en tant que seconde épouse de Jacques Gaury. Le prénom ne peut nous permettre de résoudre cette énigme.


  • Étaient-elles vraiment sœurs ?

Les actes de mariage indiquent qu’elles sont filles d’Antoine Laville et de Marie Leurton.


L’acte de décès de Jeanne (1) aussi. Seul sur l’acte de décès de ma Jeanne (2) est noté qu’elle est fille de Jean Laville et de Jeanne Leureton (voir tableau ci-dessus). Malgré des prénoms différents et un nom de famille mal orthographié, il semble évident que ce sont les mêmes parents c’est-à-dire Antoine Laville et Marie Leurton. Il faut savoir aussi que Marie Leurton ou Lorton a déjà était indiquée sous le prénom de Jeanne suite à une erreur dans l'acte de naissance de son fils en 1860.


De plus, il est indiqué pour ma Jeanne (2) que son époux s’appelle Jean Gaury alors que c’était Jacques Henry Gaury. Il y a parfois des erreurs sur les prénoms dans les actes d’état civil et les recensements. Pour moi, les liens de parenté et le fait qu’elles appartiennent à la même fratrie me paraissent évident. Puis un autre élément me conforte dans cette idée.


Dans le recensement de 1901, il est noté que ma Jeanne (2) accueille son neveu Laville François alors âgé de 21 ans. Et ce fameux Laville François (né en 1880), est le fils de François Laville et de Marie Dupin et également le petit-fils d’Antoine Laville et de Marie Leurton. Bingo ! Les deux Jeanne sont sœurs !


  • Quand sont-elles véritablement nées ?

Reprenons l'acte de naissance de Jeanne Laville du 17 octobre 1857, une mention se trouve à la marge celle du mariage avec Jacques Gaury. Ma Jeanne (2) serait celle née en 1857 d’après cet acte ?


Mais quand on compare l'acte de décès de Jeanne (1) et de ma Jeanne (2) apparaît pour la première fois une différence. (voir tableau ci-dessus)


Jeanne (1) est indiquée comme étant née le 17 octobre 1857 à Bayas (date de l’acte). Pourtant ce n'est pas la mention de son mariage avec Jacques Faucher que l'on retrouve sur l'acte de naissance. C'est vraiment un casse-tête !!!


Ma Jeanne (2) est indiquée comme étant née le 1er mars 1855 sur Bayas. Il n'y a pas d'acte de naissance le 1er mars 1855 sur Bayas, encore une impasse.


Je décide alors de me pencher sur les âges notés dans les différents actes cela me permettra de savoir laquelle est née la première.




Si on s'en tient à ses données, il semble que ma Jeanne (2) soit la plus âgée des deux. Elle est donc née avant Jeanne Faucher.


Puisqu’elles sont sœurs, il faut se pencher sur la descendance d'Antoine Laville et de Marie Leurton. Le couple a eu 4 enfants.




  • Marie Marthe Laville a épousé Jean Veyry. Il n’y a aucun doute possible.

  • François Laville est l’époux de Marie Dupin.

La fin de l’énigme va vous être ainsi dévoilée. Tiens, tiens, une Marie Laville née le 1er mars comme dans l’acte de décès de ma trisaïeule et si l’état civil s’était encore trompé simplement dans l’année cette fois-ci. Jeanne Laville (2) est en réalité Marie Laville née le 1er mars 1853. Et quand je repense à son surnom « Seconde » c’était peut-être pour seconde enfant de la fratrie et peut-être seconde « Marie ». Finalement Jacques Gaury aimait les femmes plus âgées que lui.


Jeanne Laville épouse Faucher est donc bien celle qui est née le 16 octobre 1857.


Vous me direz certainement mais dans l’acte de naissance il est mentionné le mariage avec Jacques Gaury !


Il y a eu tout simplement une confusion du fait que ma trisaïeule se faisait appeler « Jeanne ». Avant 1897, on n’inscrivait pas la mention des mariages dans les actes de naissance et celui de Jeanne avec Jacques Faucher étant antérieur n’a pas pu être noté. Cela aurait évité bien des confusions !!!


Comme le mariage de ma trisaïeule s’est déroulée après 1897, les officiers de l’état civil n’ont pas cherché plus loin. Ils ont trouvé un acte de naissance au nom de Jeanne et ont reporté la mention du mariage avec Jacques Gaury. Et à l’époque on se souciait peu de sa date d’anniversaire par conséquent mon arrière-arrière-grand-mère ne devait pas connaître la sienne. Sur ce cas-là on ne pouvait pas se fier à 100% à l’état civil vu le nombre d’erreurs qui ont été commises. Et ce n’est pas le seul cas que j’ai où l’on trouve des erreurs dans l’état civil, celui-là était légèrement plus complexe.


Je vous dévoile la dernière carte que j’ai en ma possession pour finir de vous convaincre. Pourquoi « ma Jeanne » se faisait-elle appeler ainsi alors que sur son acte de naissance il est clairement mentionné « Marie » ?


Petit tour dans les registres de catholicité (vous l’aurez compris j’utilise pour de nombreux cas ces registres, série 13 J aux AD de la Gironde) : « Ma Jeanne » a été baptisée le 2 mars 1853 sous le prénom de …..roulement de tambour…JEANNE.


Et Jeanne épouse Faucher alors ? Baptisée le 18 octobre 1857, elle apparaît également sous le prénom de « Jeanne ». Les parents, les parrains et le curé ont vraiment fait dans l’originalité !


Je vous propose pour finir une mini biographie pour les deux.


Jeanne Gaury


Marie Laville est la seconde enfant d’Antoine Laville et de Marie Leurton. Elle est née le 1er mars 1853 sur Bayas. Elle a été baptisée sous le prénom de Jeanne. Ce prénom elle le gardera toute sa vie. Elle a vécu en concubinage avec Jacques Henry Gaury qui l’a épousé en 1916. Cette union a permis de légitimer leurs 3 enfants : Octave, Édouard et Maxime. Le couple a vécu sur Maransin, Galgon et enfin Libourne. Elle est décédée le 24 février 1933 à Libourne (à l’hôpital rue des Bordes). Elle était âgée en réalité de 80 ans. Jeanne et Jacques Gaury étaient cultivateurs. Ils savaient signer. Jeanne était la marraine de François Laville, le fils aîné de son frère.

Jeanne Faucher


Jeanne Laville est née le 16 octobre 1857 sur Bayas. Elle est la troisième enfant du couple Antoine Laville et Marie Leurton. Elle a été baptisée également sous le prénom de Jeanne. Elle s'est mariée avec Jacques Faucher le 17 octobre 1880 sur Bayas. En 1883, elle habite au Petit Chaillot sur Maransin. Elle accouche de son premier enfant, Antoine Faucher le 16 juin 1883. En 1887, elle vivait avec son époux sur Guîtres. Le couple est domicilié à Tranchère. Ils y accueillent leur 2e enfant, Jacques et leur 3e enfant Jeanne le 12 juin 1892. Le couple déménage ensuite sur Coutras. Jeanne Laville demeure à Truchot et donne naissance à Amélie le 24 février 1895.


En 1896, la famille Faucher vit village de Bellevue puis de 1901 à 1906 au Curé Bourré. De 1911 à 1921, Jacques et Jeanne demeurent à Drouillard (commune de Coutras). Jeanne décède le 8 mars 1932 à l’âge de 75 ans et non de 77 à la Motte commune de Coutras. Jeanne et son mari Jacques Faucher étaient tous les deux cultivateurs et ne savaient pas signer. Il est indiqué dans son acte de mariage qu'elle a été couturière.


Mon AAGM a enfin retrouvé sa bonne date de naissance, son identité et son seul époux !


En conclusion, une histoire peut sembler simple mais ce n'est pas toujours le cas. Un relevé sans recherches approfondies peut parfois vous emmener sur une fausse conclusion ainsi que dans une mauvaise direction. L'histoire racontée par ma grand-mère a donc beaucoup joué dans ce méli-mélo, elle m'a fait douter. Finalement peut-être que la résolution de cette épine ne pouvait l’être que par une descendante de Marie « Jeanne » Laville.


Et vous, avez-vous eu des enquêtes aussi palpitantes dans votre généalogie ? Des recherches complexes ?


Edition d’Ophélie

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